Bwesou Eurijisi, le premier écrivain canaque (occasion)

9782953950977 BWEUR

Dès l’introduction de l’écriture par les missions, de nombreux auteurs kanak ont émergé, écrivant dans leur propre langue et restant invisibles au public. Parmi eux, Bwesou Eurijisi, premier et plus prolifique écrivain kanak de son époque, a laissé entre 1908 et 1925 des manuscrits d’une richesse exceptionnelle, offrant un témoignage unique, précis et fidèle de sa culture.
Édition illustrée de 23 dessins à la plume et cartes de la main de l'auteur.

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Support Livre d'occasion
Auteur Jean Guiart
Éditeur Le Rocher à la voile
Genre Sociologie anthropologie
Date 1998
Format Format 14,5 x 21 cm, broché, 154 pages
EAN 13 9782953950977

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La vie réelle de la nation canaque de Nouvelle-Calédonie est si peu connue que le démarrage de son évolution culturelle moderne est trop souvent situé au festival de Mélanésia 2000, qui est un achèvement et non le démarrage d’une nouvelle ère.

La réalité est que l’enseignement de l’écriture a, comme partout dans le Pacifique sud, depuis les premiers temps de la London Missionary Society, provoqué des vocations d’écrivains. La plupart de ces derniers sont inconnus du public, que ce soit en Polynésie ou en Mélanésie, pour la très bonne raison qu’ils écrivaient dans la langue où l’on venait de leur donner l'Évangile, la leur.

Les historiens connaissent aujourd’hui les textes précieux, portant sur la Nouvelle-Calédonie, du rarotongien Ta’unga. Il a paru souhaitable que l’auteur canaque, à la fois le premier, en tant qu’écrivain, et le plus prolifique, à son époque, Bwesou Eurijisi, cesse d’être inconnu des lecteurs français, et dans une grande mesure aussi des lecteurs mélanésiens.

Il écrivit, de 1908 à 1925, pour Maurice Leenhardt, qui lui avait enseigné à lire et à écrire dans sa propre langue, le merea Ajië, la langue des vallées de Houaïlou, qui a longtemps joué le rôle de langue véhiculaire sur la Grande Terre, en concurrence avec le qene Drehu, la langue de Lifou.

Bwesou Eurijisi écrivait lentement, à la faible lueur d’une lampe à pétrole, mais il écrivait constamment. Nous avons conservé vingt-quatre manuscrits de sa main. Jamais aucun auteur n’a décrit avec autant de détails, aussi fidèlement, sa culture, non celle de toute la Nouvelle-Calédonie, mais ce qui en était sa part, celle qui lui appartenait en propre. Ses manuscrits fourmillent de détails pertinents. Par moments, son écriture est archaïque et difficile à traduire. A d’autres, la clarté souhaitable du propos est présente, et le texte vaut largement les articles spécialisés publiés à la même date. Bwesou Eurijisi dit beaucoup moins de sottises qu’eux.