Pierre Clastres

Les sociétés contre l’État

9782354803063 PICLA

Claire Pagès propose une lecture critique et accessible de l’œuvre majeure de Pierre Clastres, en replaçant sa pensée dans l’histoire de l’anthropologie politique et dans les débats contemporains sur le pouvoir, l’État et l’émancipation. Elle montre que la réflexion de Clastres constitue une véritable « révolution copernicienne » dans la manière de concevoir les sociétés dites « primitives » : on ne les voit plus comme simplement sans État, mais comme activement engagées contre l’État et contre la concentration du pouvoir coercitif.

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Prix :

1 990 XPF TTC

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Support Livre neuf
Auteur Claire Pagès
Éditeur Amsterdam
Genre Critiques analyses essais
Date 2024
Collection L’émancipation en question
Format Format 11,5 x 17,5 cm, broché, 160 pages
EAN 13 9782354803063

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« L’histoire des peuples qui ont une histoire est, dit-on, l’histoire de la lutte des classes. L’histoire des peuples sans histoire, c’est, dira-t-on avec autant de vérité au moins, l’histoire de leur lutte contre l’État. » (Pierre Clastres)

Penser les sociétés dites « primitives » non pas comme des sociétés sans État mais comme des sociétés contre l’État, telle est la révolution copernicienne opérée par Clastres dans le champ de l’anthropologie politique.
Au côté de James C. Scott et de David Graeber, Clastres est une des figures éminentes de ce qu’il est convenu d’appeler « l’anthropologie anarchiste ». Pour cette dernière, il s’agit avant tout de s’intéresser aux sociétés qui ont constitué des mécanismes de résistance à la verticalisation du pouvoir et qui se sont employées à limiter le risque de voir apparaître des institutions autoritaires et des rapports de domination.
Dans nos sociétés à État, à l’heure où les formes du contrôle étatique et de la dépossession politique se renouvellent et s’intensifient, la pensée de Clastres constitue une ressource inestimable pour qui s’interroge sur notre consentement à la domination et sur les moyens de nous rendre ingouvernables.

Ce livre peut faire écho en Nouvelle-Calédonie en permettant de penser le politique au-delà de l’État, les sociétés kanak étant déjà organisées selon des logiques propres du pouvoir antérieures et extérieures à l’État colonial.