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En 1884, Félix Gaillard, 24 ans, étudiant en médecine à Brest, embarque sur le « Navarin » pour Nouméa. Il part pour y exercer les fonctions de médecin auxiliaire au Bagne ; dans ses bagages, un matériel photographique que lui a confié son père. Trois ans plus tard, il rapporte de ce séjour un véritable reportage.
Dans l’intervalle, il découvre la vie pénitentiaire. Soumis à un régime épuisant, les forçats s’adressent au jeune médecin pour obtenir une dispense, être admis à l’hôpital…
À partir de leur correspondance, l’auteur a entrepris un véritable travail d’enquête afin de reconstituer leurs lointaines histoires… entre la misère, la terreur et l’espoir d’une nouvelle vie après la peine.
Les contrastes sont saisissants entre les trois sociétés qui se côtoient hiérarchiquement : les fonctionnaires et les religieux, les forçats, hommes et femmes, et en bas de l’échelle, les Canaques.
Sur fond d’île paradisiaque se dessine l’enfer construit au nom des principes d’exclusion de la fin du 19e siècle et de la nécessité coloniale.